Michel Hébert

Président et fondateur de Jump France - Vice président de TBWA France - Fondateur et président de NO-LOGIC consulting


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Le dernier livre de Michel Hébert 2017

Livre de Michel Hébert : le marketing et la communication face à l'imprévisible

Et s'il Fallait tout changer ? - Edition L'Harmattan

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Le livre de Michel Hébert 2015

Livre de Michel Hébert : le marketing de l'adaptation

Le marketing de l’adaptation, le bricolage de la pensée" - Edition L'Harmattan

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Le livre de Michel Hébert 2014

Livre de Michel Hébert : le marketing et la communication face à l'imprévisible

Le Marketing et la communication face à l’imprévisible - Edition L'Harmattan

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"Portrait de Michel Hébert par Véronique Richebois"

les Echos - mai 2011

Certains destins sont tracés d’avances. D’autres se révèlent de purs hasards. Le publicitaire Michel Hébert est une incarnation assez parfaite de la seconde catégorie. Hâlé et hâbleur, il vient, à 65 ans, de créer From Scratch, sa nouvelle société, sous vocable, provocant, de No Logic consulting, après avoir quitté, fin 2009, le groupe TBWA ou il dirigeait l’agence régionale Jump, filiale du groupe. L’agence ne comporte encore qu’un seul salarié – lui – mais épaulé par une quinzaine de consultants, associant sémiologues, scénaristes, écrivains, sociologues…Michel Hébert s’apprête d’ailleurs à détailler sa philosophie plus avant, en publiant, à la fin du mois « no Logic » aux éditions de l’Harmatan. « No Logic », comme le célèbre « No Logo » de Naomi Klein, attaque en règle la culture marketing. Une façon de faire de la retape tout en apportant son lot d’idées nouvelles, teintées d’un fumet de rébellion. Ainsi lâche-t-il au gré de la conversation quelques provocations bien senties : « Il est désormais plus important de trouver une stratégie « différente » plutôt qu’un’ stratégie « juste »… sinon, on se retrouve tous à peu près au même endroit sur les linéaires. L’avenir est aux hurluberlus, aux extravagants, à tous ceux qui comme Steve Job ou bill Gates pensent et agissent « différemment ». Un Homme qui rêvait d’être entrepreneur Rien ne prédestinait Michel Hébert à ce destin d’entrepreneur. Il naît et grandit au Maroc ou son père, pupille de la nation, engagé comme guichetier, achève sa carrière comme directeur des PTT, au terme de nombreux concours internes. Michel Hébert, lui, tiens à aller vite. Dans ce milieu familiale dominé par les méritocraties et du service public, il détonne forcément, débordant de vitalité, ne rêvant que de monter son entreprise. L’annonce de ses ambitions enthousiasme d’ailleurs médiocrement ses parents : « ils me voyaient dentiste, banquier, médecin, avocat.. » En définitive, ce sera l’Ecole du marketing et de la publicité : « Entreprendre est la plus belle chose au monde, justifie t-il, c’est ce qui permet de faire naître et se développer des choses. » En attendant, sa carrière entrepreneuriale démarre on ne peut plus classiquement. Au Maroc, il a déjà lancé une première structure, Erep (pour Etudes Recherches § Publicité), puis monte sa propre agence sur le conseil de l’un de ses clients, Lesieur. En 1983, désormais en France, il croise chez Young & Rubicam les deux hommes qui deviendront ses mentors : Jean –Claude Boulet et Jean-Marie Dru. Ils ne se quitteront plus. L’année suivante, les deux hommes lancent l’agence BDDP (rachetée par TBWA en 1998) avec Jean-Pierre Petit et Marie-Catherine Dupuy. De son côté, Michel Hébert lance Jump à Lyon, agence régionale sur le papier mais qui, très vite, deviendra responsable de budgets de taille nationale tels que Groupama et Aigle. Figurant comme l’un des pionniers de l’intégration des métiers, il rebaptise Jump « La compagnie métisse ». Mais la crise financière passant par là, la direction du groupe décide en 2009 de la fusionner avec TBWA Consulting et l’agence créative TBWA/MAP. Après réflexion, Michel Hébert décide de jeter l’éponge. Il vend ses parts, se retire…avant de succomber à nouveau, vite, très vite, aux sirènes de l’entreprenariat : »J’avoue que j’ai toujours été un peu corsaire. », Se justifie-t-il dans un sourire gourmand et carnassier. Et à quoi peut bien s’employer un corsaire à quai ? Véronique Richebois

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