Michel Hébert

Président et fondateur de Jump France - Vice président de TBWA France - Fondateur et président de NO-LOGIC consulting


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Le dernier livre de Michel Hébert 2017

Livre de Michel Hébert : le marketing et la communication face à l'imprévisible

Et s'il Fallait tout changer ? - Edition L'Harmattan

Détail du livre

Le livre de Michel Hébert 2015

Livre de Michel Hébert : le marketing de l'adaptation

Le marketing de l’adaptation, le bricolage de la pensée" - Edition L'Harmattan

Détail du livre

Le livre de Michel Hébert 2014

Livre de Michel Hébert : le marketing et la communication face à l'imprévisible

Le Marketing et la communication face à l’imprévisible - Edition L'Harmattan

Détail du livre

Le marketing de l’adaptation, le bricolage de la pensée

Le nouveau livre de Michel Hebert (président de NO-LOGIC consulting)

« 70 % des cadres des entreprises interrogés pensent qu’il est difficile de changer car les organisations sont trop policées » Conséquence : nous devons « tordre le cou » au conformisme

Deux décennies d’immobilisme : le livre de Michel Hebert commence par un billet d'humeur : « Qu’a t-on fait depuis 20 ans ? Rien »
A l’encontre des conventions établies, Michel Hebert revient sur ce qui devait être accompli depuis 20 ans pour changer notre façon de penser et l’adapter à un monde en perpétuelle évolution, la réponse est simple : rien !.
Les règles du jeu ont changé mais le cadre de pensée est restée le même. Nous ne sommes pas sortis du cadre. Nous continuons à suivre les mêmes méthodologies en s’imaginant que le monde est linéaire, et qu’il reviendra comme avant, alors qu’il est désormais dans la discontinuité totale. Depuis 20 ans, on dit que les prévisions sont fausses (Edgar Morin), qu’a t on fait pour les remplacer ? rien. Que valent ils donc ? rien! Et si les prévisions sont fausses, que valent alors nos business plan à 5 ans ? rien ! Nous sommes noyés de façon consciente ou inconsciente dans le conformisme. Nous savons, que nous devons changer, nous savons que le monde n a plus rien à voir avec celui d’hier et qu’il faut changer pour nous adapter...

Le bricolage de la pensée nous éloigne du conformisme.
Ceux qui refuseront de changer « les cadres de pensées », comme le fait le bricoleur, pour être de plus en plus imaginatif, dans la façon de réagir face à l’imprévu, face aux concurrents vivaces, face aux changement de sociétés,… pour trouver des solutions pour dominer les turbulences auxquelles notre économie est soumise, seront engloutis.
Tout le monde est d’accord pour dire que nous changeons de société, qu’attendons nous pour changer nous mêmes ? En fait, sans doute, attendons nous sans doute de trouver des méthodes bien cartésiennes, bien déductives, parce que le « conformisme » nous a éduqué à travailler de cette façon pour changer. Comme beaucoup refusent de regarder la vérité en face, on continue à appliquer ce que nous avons appris dans les écoles il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans...

Le bricoleur travaille comme les scientifiques qui ne sont pas dans le conformisme !
Les scientifiques « bricolent » (c est eux qui le disent), « ils ont la pensée buissonnière » (c’est eux qui le disent). Les scientifiques travaillent sur des sujets inconnus comme le bricoleur, ils expérimentent leurs idées « pour voir » et en tirent des retours d’expériences qui les aident à mieux connaître le problème posé devant eux. Qu’ont-ils fait à Fukushima devant cet accident impensable ? Du bricolage car les théories, la fiche technique des solutions, n existaient pas, il fallait donc les inventer sur place !
Il faut désormais laisser la place à l’intuition, l’opportunisme, l’expérimentation, de nouvelles attitudes de pensées que les entreprises du web ont bien compris pour naitre et se développer dans un monde qui naissait -«Penser d’une façon générale, que nous allons tout régler avec de simples ajustements, des équations et nos méthodologies usuelles est bien insuffisant pour faire face à des bouleversements globaux, totalement imprévus. ».

Le « bricolage » de la pensée, est une forme de gymnastique intellectuelle que l'on se doit de pratiquer, tels les scientifiques qui tâtonnent, doutent, essayent des options, pour trouver des solutions à des problèmes posés, sans méthodes répertoriées. Il nous faut avoir la pensée buissonnière et prendre des chemins de traverse pour explorer de nouveaux systèmes de pensée.
« le bricoleur » ne sait rien du problème dont on va lui parler, il est dans la méconnaissance, comme les entreprises devant une situation nouvelle et brutale. Mais, précisément, c’est parce qu’il est dans la méconnaissance qu’il va entrer dans un process immédiat d’imagination, il va imaginer des options, qu’il va expérimenter les unes après les autres, recueillir les retours d’expériences, corriger pour arriver à la solution. A méditer : « quand on connaît tout, on invente rien, quand on ne connaît rien on invente tout » Claude Allègre.
Deux bricoleurs bricolant dans leur garage sur des outils informatiques, sont devenus des stars mondiales : Steve Jobs et Steve Wozniak.

CONCLUSION : naissance de la stratégie adaptative, de la marque adaptative, de la vision adaptative.

« Tordre le cou au conformisme » c’est accepter de changer ses modes de pensées, d imaginer d’autres façons de reflechir, se dire que la stratégie devient adaptative, pour s’adapter elle même aux turbulences de marché. Il en est de même pour la marque et la vision qui deviennent également adaptatives.

Nous ne pouvons nier que la stratégie, la vision, la marque sont conçues en fonction d’une situation de marché à l’instant t (telle est l base de nos reflexions habituelles). Mais que valent ces reflexions l’instant t+1? On peut se poser la question !!!! Il est alors necessaire d’adapter, d’imaginer des reflexions adaptées aux situations nouvelles « quotidiennes ».
Nos pensées sur la marque, la stratégie, la vision, ne sont plus définitives.

Michel Hebert
Président de NO-LOGIC consulting